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M8 · Détresse en phonie

C’est le module que vous relirez le plus, et celui qui compte vraiment. Tout ce qui précède existe pour que ces quelques phrases sortent correctement le jour où elles serviront.

La procédure est normalisée : des mots convenus, dans un ordre fixe, avec un nombre de répétitions défini. Cette rigidité n’est pas bureaucratique — elle permet à un opérateur qui ne parle pas votre langue de comprendre ce dont vous avez besoin, et elle vous donne quelque chose à réciter au moment où vous serez le moins capable d’improviser. On ne paraphrase pas un MAYDAY. On ne l’améliore pas.

Vous apprendrez ici les quatre séquences : émettre un appel et un message de détresse, recevoir un MAYDAY et y accuser réception, relayer celui d’un autre, et comprendre le contrôle du trafic que la station coordinatrice exerce ensuite. Le versant ASN — le bouton rouge sous capot — est en M10 ; les deux se complètent et ne se remplacent pas.

À l’issue de ce module, je suis capable de :

  • Décider quand un MAYDAY est justifié.
  • Émettre un appel de détresse dans sa forme exacte.
  • Transmettre un message de détresse avec ses champs, dans l’ordre.
  • Appliquer les cinq obligations de tout navire qui entend un MAYDAY.
  • Accuser réception d’un message de détresse dans la forme prescrite.
  • Émettre un MAYDAY RELAY et dire à quelles conditions.
  • Reconnaître SILENCE MAYDAY et SILENCE FINI.
ConceptDéfinition courte
DétresseDanger grave et imminent menaçant un navire ou une personne, exigeant une aide immédiate
MAYDAYSignal de détresse, prononcé « maider »
Appel de détresseLa séquence qui annonce et identifie : MAYDAY, ICI, nom, indicatif
Message de détresseLe contenu : position, nature, assistance, personnes, intentions
Voie 16Voie sur laquelle se traite toute la détresse en phonie
Nombre de personnes à bordChamp obligatoire du message, il dimensionne les moyens engagés
Accusé de réceptionRéponse normalisée d’une station ayant reçu le message
REÇU MAYDAYFormule de l’accusé de réception, en anglais RECEIVED MAYDAY
Délai de cinq minutesDélai au-delà duquel un navire doit relayer une détresse non acquittée
MAYDAY RELAYRetransmission d’une détresse au profit d’un autre navire
À TOUSAppel à toutes les stations, en anglais ALL STATIONS
SILENCE MAYDAYOrdre de silence sur la voie 16, imposé par la station coordinatrice
SILENCE FINIFin du silence radio, opérations terminées
Station coordinatriceMRCC, station côtière ou unité de sauvetage qui dirige les opérations
Fausse alerteAlerte émise par erreur : son annulation est une procédure normale
  • Ce module est le cœur de l’épreuve B, « Radiotéléphonie VHF », 8 questions sur 24. Il correspond à la section du manuel ANFR intitulée « Communications de détresse (voie 16) », au sein du chapitre sur les procédures d’exploitation.
  • Ce qui est interrogé, c’est la forme exacte : combien de fois chaque élément se répète, dans quel ordre les champs se suivent, et quelle formule s’emploie. Une réponse « à peu près juste » est fausse.
  • Confusion classique — trois fois ou une fois ? Dans l’appel, le mot MAYDAY et le nom du navire sont dits trois fois, mais l’indicatif est épelé une seule fois. Dans l’accusé de réception, tout est dit une fois.
  • Confusion classique — les cinq minutes. Elles concernent le MAYDAY RELAY, pas le renouvellement d’une alerte ASN, qui est de quatre minutes (M10). L’examen exploite ce voisinage.
  • Confusion classique — qui impose le silence. SILENCE MAYDAY est transmis par la station qui coordonne les opérations, pas par le navire en détresse.
  • N’est pas interrogé : les extraits de réglementation sur les fausses alertes relèvent de l’annexe 1. On retient le principe et la conduite à tenir, pas l’article.

La définition est celle vue en M7, et elle mérite d’être relue lentement :

Lorsqu’un navire ou une personne est sous la menace d’un danger grave et imminent et a besoin qu’on lui vienne immédiatement en aide.

Les exemples du manuel : voie d’eau importante, incendie, échouement, homme à la mer.

Deux critères, donc, et ils sont cumulatifs : la gravité et l’imminence. Une avarie qui vous laissera dériver trois jours n’est pas une détresse — c’est une urgence (M9). Un incendie qui démarre en est une, même si le feu est encore petit, parce que dans dix minutes il sera trop tard pour appeler.

Rappel de M7 : l’appel est émis sur ordre du chef de bord. Si le chef de bord est ce qui manque à bord — tombé à l’eau, inconscient — c’est à l’équipier présent d’appeler, et cette délégation doit avoir été préparée à terre.

Sur la voie 16, en puissance normale — 25 W (M6).

  1. MAYDAY — prononcé trois fois. Le manuel donne la prononciation : « maider ».

  2. « ICI » — en anglais THIS IS.

  3. Le nom du navire — prononcé trois fois.

  4. L’indicatif d’appel du navireépelé une seule fois, avec l’alphabet phonétique international (M5).

L’appel annonce ; le message dit ce qui se passe. Il suit immédiatement, et comporte ces éléments :

ChampContenu
Rappel d’identitéMAYDAY, le nom du navire, son indicatif
PositionAbsolue — coordonnées — ou relative à un point fixe connu
Nature de la détresseCe qui arrive : feu, voie d’eau, échouement, homme à la mer
Type d’assistance requiseCe que vous demandez
Nombre de personnes à bordUn chiffre, toujours
Intentions du responsableCe que vous allez faire : abandonner, mouiller, dériver
Renseignements utilesTout ce qui facilite les secours : description du bateau, moyens de survie

Puis, règle capitale :

Le message sera répété, autant de fois qu’il sera possible, jusqu’à ce qu’une station côtière ou un navire ait répondu.

Exemple complet, avec le voilier du fil rouge — ALIZÉ, indicatif FH 2827 — en feu à deux milles dans l’ouest de l’île de Groix, cinq personnes à bord qui abandonnent :

En françaisEn anglais
MAYDAY, MAYDAY, MAYDAYMAYDAY, MAYDAY, MAYDAY
ICI ALIZÉ, ALIZÉ, ALIZÉTHIS IS ALIZÉ, ALIZÉ, ALIZÉ
Indicatif Foxtrot, Hotel, 2, 8, 2, 7Call sign Foxtrot, Hotel, 2, 8, 2, 7
MAYDAY ALIZÉMAYDAY ALIZÉ
Indicatif Foxtrot, Hotel, 2, 8, 2, 7Call sign Foxtrot, Hotel, 2, 8, 2, 7
Deux milles dans l'ouest de GroixTwo miles West of Groix
Feu à bordFire on board
Demandons assistance immédiateRequire immediate assistance
5 personnes à bord5 persons on board
Quittons le navireLeaving the vessel
À vousOver
Ce que fait tout navire qui entend un MAYDAY Cinq obligations dans l'ordre : cesser immédiatement toute émission susceptible de troubler le trafic de détresse ; noter en restant à l'écoute sur la voie 16 ; laisser à une station côtière le temps de répondre ; répondre soi-même si personne ne l'a fait dans un délai raisonnable ; alerter une station côtière si c'est possible. Au bout de cinq minutes sans accusé de réception, on émet un MAYDAY RELAY. Vous n'êtes pas en détresse — mais vous avez déjà cinq obligations 1 CESSER IMMÉDIATEMENT toute émission le doigt quitte l'alternat — on ne finit pas sa phrase 2 NOTER, en restant à l'écoute sur la voie 16 nom du navire · position · nature · personnes à bord 3 ATTENDRE — laisser à une station côtière le temps de répondre elle a les moyens ; se précipiter encombre la fréquence 4 RÉPONDRE si personne ne l'a fait dans un délai raisonnable MAYDAY · <navire> ×3 · ICI · <vous> ×3 · REÇU MAYDAY 5 ALERTER une station côtière si c'est possible par radio, ou par téléphone — le 196 est un moyen légitime Toujours aucun accusé de réception au bout de CINQ MINUTES ? Vous émettez alors un MAYDAY RELAY — À TOUS, votre nom, puis les renseignements du navire.
Les cinq obligations dans l'ordre, et l'ordre compte. Notez que les étapes 3 et 4 se suivent : on laisse d'abord à une station côtière le temps de répondre, et on ne prend le relais que si personne ne l'a fait. Le bandeau violet est la sixième chose, celle qu'on oublie : au bout de cinq minutes sans accusé, c'est à vous d'émettre un MAYDAY RELAY. Schéma produit pour ce programme · CC BY-SA 4.0

À la réception d’un message de détresse, tout navire doit :

  1. Cesser toute transmission et écouter.

  2. Noter soigneusement le contenu du message, en restant à l’écoute sur la voie 16.

  3. Attendre un certain temps pour permettre à une station côtière de répondre.

  4. Si aucune station n’a répondu dans un délai raisonnable, indiquer au navire en détresse qu’il a été entendu et qu’on peut lui porter secours.

  5. Essayer, lorsque cela est possible, d’alerter une station côtière.

Notez que ces obligations s’appliquent même si vous ne pouvez rien faire : noter le message et alerter une station côtière est déjà une contribution décisive quand le navire en détresse est hors de portée des secours.

Quand il vous revient de répondre, la forme est fixée :

  1. MAYDAYune fois.

  2. Le nom et l’indicatif du navire en détresseune fois.

  3. « ICI » — en anglais THIS IS.

  4. Le nom et l’indicatif du navire qui répondune fois.

  5. REÇU MAYDAYune fois — en anglais RECEIVED MAYDAY.

  6. Tous renseignements complémentaires.

Exemple, le voilier Petrel répondant à ALIZÉ :

En françaisEn anglais
MAYDAY ALIZÉMAYDAY ALIZÉ
Indicatif Foxtrot, Hotel, 2, 8, 2, 7Call sign Foxtrot, Hotel, 2, 8, 2, 7
ICI PETREL, indicatif Foxtrot, Papa, 4, 1THIS IS PETREL, call sign Foxtrot, Papa, 4, 1
REÇU MAYDAYRECEIVED MAYDAY
Suis à environ un mille au nord de votre positionWe are one mile north of your position
Serai sur zone dans 15 minutes environWe should arrive within 15 minutes
À vousOver

Un navire doit retransmettre un message de détresse au profit d’un autre navire dans deux cas :

  • si l’appel n’a pas fait l’objet d’un accusé de réception d’une station côtière ou d’un autre navire dans un délai de cinq minutes ;
  • ou si le navire n’arrive pas à joindre la station côtière — portée trop faible, radio en panne.

Le relais s’effectue sur la voie 16 :

  1. MAYDAY RELAYtrois fois.

  2. À TOUStrois fois — en anglais ALL STATIONS.

  3. « ICI » — en anglais THIS IS.

  4. Le nom de la station effectuant le relaistrois fois.

  5. L’indicatif de la station effectuant le relaisune fois.

  6. MAYDAYune fois.

  7. Le nom et l’indicatif d’appel du navire en détresseune fois.

  8. Répétition des renseignements contenus dans le message de détresse.

Une fois les opérations engagées, la voie 16 doit rester utilisable par ceux qui y participent.

La station qui coordonne les opérations de sauvetage — MRCC, station côtière ou unité de sauvetagepeut imposer le silence sur la voie 16 aux stations qui pourraient perturber les opérations, en leur transmettant le signal SILENCE MAYDAY.

Lorsque les opérations sont terminées, la station qui les a coordonnées transmet SILENCE FINI.

L’obligation générale de protection des fréquences de détresse, dont ceci n’est qu’un cas particulier, est l’objet de M11.

Une alerte émise par erreur — bouton heurté, essai mal conduit, manipulation d’un équipier — s’annule. C’est une procédure normale et prévue, pas une faute qu’on dissimulerait.

Le principe, en phonie : on reste sur la voie 16 et on annonce clairement l’annulation, en donnant son identité et en précisant que l’alerte était injustifiée. La procédure d’annulation d’une fausse alerte ASN, qui est la plus fréquente et qui obéit à une séquence précise, est traitée en M10 et M11.

SourceSujet couvertDurée
3 méthodes d’appel · david alexandre, mai 2017 ⚠︎Les trois façons d’émettre une alerte, dont la phonie ; l’appui de plus de cinq secondes y est correctement énoncé.2 min 04
Mayday, Pan pan ou Sécurité à la VHF? Savoir lequel choisir suivant les circonstances · L’empreinte des Vagues, août 2021 ⚠︎Ce qui fait basculer une situation dans la détresse, exemples à l’appui.13 min 46

Livrable attendu : un dossier dossier-radio/M8/ contenant :

  1. mayday.md — la carte de détresse du bord, rédigée mot pour mot avec l’identité réelle du bateau, en français et en anglais. Elle doit pouvoir être lue telle quelle par quelqu’un qui n’a jamais émis. Laisser en blanc les seuls champs variables — position, nature, nombre de personnes — et prévoir un feutre à côté.

  2. position.md — comment donner sa position depuis ce bateau, en trois formes : coordonnées lues sur le GPS, relèvement et distance d’un amer connu, et zone de navigation. Noter où se lit la position sur l’installation, et ce qu’on fait si le GPS est mort.

  3. personnes-a-bord.md — la règle du bord pour connaître à tout instant le nombre de personnes embarquées : où c’est noté, qui le met à jour, et comment on le vérifie avant d’appareiller.

  4. reception-mayday.md — la conduite à tenir en réception, sous forme de liste courte : se taire, noter, attendre la côtière, répondre si personne, alerter. Avec, en annexe, un formulaire de prise de note — nom, indicatif, position, nature, personnes, intentions — à imprimer en plusieurs exemplaires et à ranger près du poste.

  5. silence.md — une ligne, mais elle doit exister : ce que fait l’équipage en entendant SILENCE MAYDAY, et jusqu’à quand.

Ces fichiers alimentent bord/procedures-affichees et bord/scenarios.

  1. Réciter l’appel, poste éteint, vingt fois. MAYDAY trois fois, « ICI », le nom trois fois, l’indicatif épelé une fois. Jusqu’à ce que le rythme trois-trois-une soit automatique. C’est le seul passage du programme qui doit être su par cœur, sans support.

  2. Dérouler le message complet, carte en main puis sans. Position, nature, assistance, nombre de personnes, intentions, renseignements. Chronométrez : un message complet tient largement en une minute. Refaites-le en anglais.

  3. Jouer la réception. Un équipier lit un MAYDAY depuis une autre pièce, avec la portative. Vous appliquez les cinq obligations : vous vous taisez, vous notez sur le formulaire, vous attendez, puis vous accusez réception dans la forme — tout une fois. Comparez ensuite vos notes au texte original : ce qui manque est ce qu’il faut travailler.

  4. Émettre un MAYDAY RELAY. Même exercice, mais personne n’a répondu à l’appel entendu. Vous relayez : votre nom trois fois, votre indicatif une fois, puis l’identité du navire en détresse une fois et ses renseignements. La confusion des rôles est ici l’erreur la plus fréquente.

  5. Faire réciter l’équipage. Chaque personne susceptible d’être seule à la barre doit pouvoir émettre l’appel de détresse. Testez-les sans prévenir, une fois par saison. Ce qui n’est pas su n’est pas acquis.

  6. Répéter l’annulation. Simulez une fausse alerte et annulez-la à voix haute, calmement, avec votre identité. Le but est de retirer toute honte au geste : une annulation faite est une opération de sauvetage évitée.

Seuil : 80 %.

  1. Question 1. Dans l’appel de détresse, l’indicatif d’appel du navire est :

  2. Question 2. Quel élément du message de détresse dimensionne les moyens engagés et dit aux sauveteurs quand cesser les recherches ?

  3. Question 3. Jusqu’à quand le message de détresse doit-il être répété ?

  4. Question 4. Vous recevez un message de détresse. Quelle est la première chose à faire ?

  5. Question 5. Pourquoi faut-il attendre avant d’accuser réception d’un message de détresse ?

  6. Question 6. Quelle est la forme de l’accusé de réception ?

  7. Question 7. Au bout de combien de temps sans accusé de réception un navire doit-il relayer une détresse entendue ?

  8. Question 8. Dans un MAYDAY RELAY, le nom du navire qui effectue le relais est :

  9. Question 9. Le signal SILENCE MAYDAY est transmis :

  10. Question 10. Une alerte de détresse a été émise par erreur depuis votre bord. Que faites-vous ?

FORMATION CRR — M8 — DÉTRESSE — Carte de cockpit
==================================================
VOIE 16 · PUISSANCE 25 W · SUR ORDRE DU CHEF DE BORD
QUAND ? danger GRAVE **et** IMMINENT, aide IMMÉDIATE
voie d'eau · incendie · échouement · homme à la mer
EN CAS DE DOUTE, ON ALERTE.
--------------------------------------------------
1. APPEL DE DÉTRESSE « trois, trois, une »
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MAYDAY, MAYDAY, MAYDAY (3 fois, dire « maider »)
ICI / THIS IS
<NOM DU NAVIRE> x3
<INDICATIF> ÉPELÉ UNE FOIS (alphabet phonétique)
--------------------------------------------------
2. MESSAGE DE DÉTRESSE
--------------------------------------------------
MAYDAY <nom> <indicatif>
→ POSITION ................ absolue ou relative
→ NATURE de la détresse
→ ASSISTANCE requise
→ NOMBRE DE PERSONNES À BORD ← dimensionne les secours
→ INTENTIONS du responsable
→ RENSEIGNEMENTS utiles
À VOUS / OVER
RÉPÉTER AUTANT DE FOIS QUE POSSIBLE
jusqu'à réponse d'une station côtière OU d'un navire.
--------------------------------------------------
3. J'ENTENDS UN MAYDAY — LES 5 OBLIGATIONS
--------------------------------------------------
1. CESSER TOUTE TRANSMISSION et écouter
2. NOTER soigneusement, rester à l'écoute sur la 16
3. ATTENDRE — laisser répondre une STATION CÔTIÈRE
4. si personne dans un délai raisonnable → RÉPONDRE
5. essayer d'ALERTER une station côtière
--------------------------------------------------
4. ACCUSÉ DE RÉCEPTION « tout une fois »
--------------------------------------------------
MAYDAY (1 fois)
<nom + indicatif du navire EN DÉTRESSE> (1 fois)
ICI / THIS IS
<nom + indicatif de MON navire> (1 fois)
REÇU MAYDAY / RECEIVED MAYDAY (1 fois)
+ renseignements complémentaires (position, délai)
--------------------------------------------------
5. MAYDAY RELAY — je parle POUR UN AUTRE
--------------------------------------------------
SI pas d'accusé de réception sous CINQ MINUTES
OU si le navire n'arrive pas à joindre la côtière.
MAYDAY RELAY x3
À TOUS x3 / ALL STATIONS x3
ICI / THIS IS
<MON nom> x3
<MON indicatif> (1 fois)
MAYDAY (1 fois)
<nom + indicatif du navire en détresse> (1 fois)
+ répétition de ses renseignements
--------------------------------------------------
6. CONTRÔLE DU TRAFIC
--------------------------------------------------
SILENCE MAYDAY imposé par la STATION QUI COORDONNE
(MRCC, station côtière, unité de sauvetage)
→ JE ME TAIS SUR LA 16 ET J'ÉCOUTE
SILENCE FINI opérations terminées — et pas avant.
--------------------------------------------------
NE PAS CONFONDRE LES DURÉES
--------------------------------------------------
5 min → MAYDAY RELAY (pas d'accusé de réception)
5 min → répétition d'un appel de ROUTINE sans réponse
4 min → renouvellement automatique d'une alerte ASN (M10)
FAUSSE ALERTE → ON ANNULE. Procédure normale.
NE JAMAIS ÉTEINDRE LE POSTE.
Fausse alerte intentionnelle ou par négligence = sanction pénale.

À afficher dans le cockpit, pas dans un classeur. Elle se complète de la carte M9 — urgence et sécurité — et de la carte M10, pour le versant ASN de la même procédure.