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M11 · Protection des fréquences de détresse

La voie 16 et la voie 70 ne vous appartiennent pas. Ce sont deux fréquences que quelques milliers de bateaux partagent en même temps sur la même zone, et sur lesquelles quelqu’un, quelque part, est peut-être en train d’appeler à l’aide. Chaque seconde que vous y passez pour autre chose est une seconde pendant laquelle son appel ne passe pas.

C’est tout le sujet de ce module : non pas ce qu’il faut dire, mais ce qu’il ne faut pas émettre, et comment vérifier que son matériel fonctionne sans polluer les fréquences des autres. Puis, parce que cela arrive à tout le monde, la procédure d’annulation d’une fausse alerte — le geste que la moitié des plaisanciers ne connaît pas, et qui transforme une bavure en incident sans conséquence.

Retenez d’emblée l’ordre des choses : on n’hésite jamais à alerter. Une alerte de trop s’annule en trente secondes ; une alerte qu’on n’a pas osé émettre ne se rattrape pas.

À l’issue de ce module, je suis capable de :

  • Citer les règles qui limitent les émissions sur les voies 16 et 70.
  • Dire ce que je fais dès que j’entends une communication de détresse.
  • Conduire un essai de ma VHF, en phonie et en ASN, sans gêner personne.
  • Annuler une fausse alerte de détresse dans la forme exacte, en français et en anglais.
  • Expliquer ce qu’est un brouillage préjudiciable et ce que la loi prévoit.
  • Nommer les voies de garde et dire pourquoi elles restent libres.
ConceptDéfinition courte
Brouillage préjudiciableÉmission qui perturbe le fonctionnement d’un service de radiocommunication
Occupation abusiveUsage des fréquences de détresse et de sécurité à d’autres fins, assimilé à un brouillage préjudiciable
Voie 16Voie d’appel, de détresse, d’urgence et de sécurité en phonie
Voie 70Voie réservée à l’appel sélectif numérique (ASN), jamais à la voix
Voies de gardeVoies 75 et 76, encadrant la voie 16, laissées libres
VeilleÉcoute permanente d’une fréquence, en phonie sur la 16 et en ASN sur la 70
Émission d’essaiÉmission destinée à vérifier le fonctionnement d’un équipement
AutotestFonction de test interne de la VHF, sans émission vers l’extérieur
Appel de routine ASNAppel individuel de catégorie ROUTINE, format d’essai vers une autre station
Fausse alerteAlerte de détresse émise sans motif, par erreur, manipulation ou défaut
AnnulationMessage qui retire une alerte émise par erreur, sur la voie 16
MRCCCentre de coordination de sauvetage maritime, en France le CROSS
NégligenceDéfaut de précaution qui suffit à engager la responsabilité pénale
Puissance réduitePosition 1 W du poste, à utiliser pour les essais et la proximité
  • Ce module relève de l’épreuve C, « Le système mondial de détresse et de sécurité en mer », 10 questions sur 24 — l’épreuve la plus lourde du certificat. Il correspond à la section du manuel ANFR intitulée « Protection des fréquences de détresse ».
  • Ce qui est interrogé : les valeurs chiffrées (la durée maximale d’une émission sur la voie 16), le numéro des voies de garde, la conduite à tenir dès qu’on entend une détresse, et la procédure d’annulation d’une fausse alerte.
  • Confusion classique — quelles voies jouxtent quoi ? Les voies 75 et 76 encadrent la voie 16 et restent libres. Les voies 10 et 11 demandent des précautions parce qu’elles peuvent gêner la voie 70. Ce sont deux paires différentes, pour deux voies protégées différentes.
  • Confusion classique — par quel moyen annule-t-on ? Une fausse alerte ASN s’annule d’abord en ASN si l’équipement le permet, mais dans tous les cas par la voix sur la voie 16. Ce n’est pas l’un ou l’autre : c’est l’un puis l’autre.
  • N’est pas interrogé : le détail du tableau d’affectation des voies, qui figure en annexe du manuel et se consulte (reference/voies-vhf).

Le CRR protège deux voies, pour deux raisons différentes.

VoieCe qui s’y passeCe qui la menace
16Appel, détresse, urgence, sécurité en phonieLes conversations qui s’éternisent
70Alerte et appel en ASN, jamais la voixLes émissions sur les voies voisines

Le manuel emploie un mot précis pour la faute : l’occupation abusive des fréquences de détresse et de sécurité pour des usages autres constitue un brouillage préjudiciable, « assimilable à une perturbation des fréquences radioélectriques ». Ce n’est donc pas une question de savoir-vivre : c’est la même qualification juridique qu’un émetteur qui perturberait un service.

Deux règles en découlent, à connaître par cœur :

  • Toutes les émissions sur la voie 16 doivent être réduites au minimum et ne pas dépasser une minute.
  • Toute émission susceptible de causer un brouillage préjudiciable aux communications de détresse, d’urgence ou de sécurité sur les voies 16 et 70 est interdite.
Les deux voies protégées et leurs voisines Deux groupes. Autour de la voie 16, les voies de garde 75 et 76, qui ne sont pas utilisées. Autour de la voie 70, les voies 10 et 11, utilisables mais avec précautions. Deux paires différentes, pour deux voies protégées différentes AUTOUR DE LA VOIE 16 — LA PHONIE 75 voie de garde NON UTILISÉE 16 156,800 MHz appel · détresse · urgence · sécurité 76 voie de garde NON UTILISÉE 75 et 76 encadrent la 16. On les laisse vides pour qu'aucune émission voisine ne vienne déborder dessus. AUTOUR DE LA VOIE 70 — L'APPEL SÉLECTIF NUMÉRIQUE 10 utilisable AVEC PRÉCAUTIONS 70 156,525 MHz — ASN seul, jamais la voix 11 utilisable AVEC PRÉCAUTIONS 10 et 11 s'emploient, mais « toutes les précautions » sont exigées pour ne pas brouiller la voie 70. Les deux nombres qui ENCADRENT sont 75 et 76. Les deux qui demandent des PRÉCAUTIONS sont 10 et 11.
Deux groupes, et c'est précisément leur ressemblance qui piège. En haut, autour de la voie 16 : les voies 75 et 76 sont en pointillé parce qu'elles ne sont pas utilisées du tout. En bas, autour de la voie 70 : les voies 10 et 11 sont en trait plein parce qu'elles s'emploient — avec précautions. Vides d'un côté, prudentes de l'autre : ce n'est pas le même statut. Schéma produit pour ce programme · CC BY-SA 4.0

Deux paires de voies méritent une attention particulière, et l’examen les confond volontiers.

Les voies 75 et 76 encadrent immédiatement la voie 16. Ce sont des voies de garde : elles ne sont pas utilisées, précisément pour qu’aucune émission ne vienne déborder sur la 16.

Les voies 10 et 11 sont utilisables, mais le manuel demande que « toutes les précautions soient prises pour ne pas causer de brouillage préjudiciable à la voie 70 » lorsqu’on les emploie. En pratique : émission courte, puissance réduite quand c’est possible.

L’équipement VHF ASN doit par ailleurs pouvoir assurer une veille efficace sur la voie 70. C’est ce qui permet à votre poste de recevoir l’alerte d’un autre navire pendant que vous discutez sur une voie de travail — le fonctionnement de cette veille est détaillé en M10.

C’est la règle la plus immédiatement opérationnelle du module, et elle ne souffre aucune nuance. Le manuel écrit :

Toute station entendant une communication de détresse doit cesser immédiatement toute émission susceptible de troubler le trafic de détresse et rester en veille sur la fréquence d’émission de cette détresse.

Deux gestes, dans cet ordre :

  1. Le doigt quitte l’alternat. Vous n’êtes pas en train de finir votre phrase, vous vous taisez.
  2. Vous restez sur la fréquence et vous écoutez. Vous ne changez pas de voie, vous ne coupez pas le poste, vous notez.

Ce que vous faites ensuite — noter, laisser à une station côtière le temps de répondre, accuser réception si personne ne l’a fait, relayer au besoin — relève de la procédure de détresse elle-même, traitée en M8.

La protection des fréquences commence avant le premier appel, au moment de l’installation. Le manuel pose trois exigences.

  • Le matériel doit être installé de manière à ce qu’il ne soit pas possible de déclencher une alerte de détresse accidentellement. C’est la raison d’être du capot rouge sur le bouton DISTRESS (M10), et la raison pour laquelle on ne range rien contre ce bouton.
  • Des instructions claires et précises sur l’utilisation du matériel doivent être fournies par le fabricant ou le revendeur et être disponibles à proximité des équipements radioélectriques. La notice ne vit pas dans un carton au fond d’un coffre.
  • Les utilisateurs doivent être familiarisés avec le fonctionnement des équipements installés à bord et savoir prendre toutes les mesures afin d’annuler une fausse alerte de détresse et de communiquer avec le MRCC par n’importe quel moyen.

Cette troisième exigence est celle que le programme tout entier travaille : elle est écrite au pluriel, « les utilisateurs ». Pas le skipper seul.

Un poste dont on ne vérifie jamais le fonctionnement est un poste dont on ignore l’état. Le manuel prévoit deux protocoles distincts.

En ASN. Pour vérifier que la communication en ASN fonctionne correctement, deux voies s’offrent à vous :

  • la fonction de test interne de la VHF — c’est l’autotest, il n’émet rien vers l’extérieur ;
  • un essai avec une station côtière ou un autre navire, sous forme d’un appel de routine, format individuel.

Pour ce second essai, la manipulation est celle-ci : on choisit INDIVIDUAL dans le menu de sélection du type d’appel, on saisit le MMSI de la station appelée, et on précise dans la sélection des catégories d’appel : ROUTINE.

En phonie. Trois règles, dont deux chiffrées et une de méthode :

  • le nombre et la durée des émissions sont réduits au minimum sur la voie 16 ;
  • ces essais s’effectuent avec une puissance réduite ;
  • avant d’émettre sur une quelconque des fréquences définies pour le trafic de détresse et de sécurité, une station doit écouter sur la fréquence envisagée, puis s’assurer qu’aucune émission de détresse n’est en cours et que la station appelée n’est pas en communication avec une autre station.

La différence entre l’autotest et l’essai avec une autre station est que le premier vérifie le poste, le second vérifie la chaîne complète : poste, antenne, câble, propagation. Les deux sont utiles, et pour des raisons différentes — la question de l’antenne est traitée en M3 et M6.

Cela arrive. Un capot mal refermé, un enfant curieux, un équipier qui « regarde comment ça marche », un défaut d’alimentation. La question n’est pas de savoir si c’est honteux : c’est de savoir quoi faire dans les secondes qui suivent.

Le manuel donne la règle en deux temps :

Une fausse alerte de détresse émise par ASN en ondes métriques doit être annulée immédiatement par ASN si l’équipement le permet. Dans tous les cas, les annulations doivent être transmises par radiotéléphonie sur la voie 16.

Autrement dit : l’annulation ASN, quand elle est possible, ne dispense jamais de l’annulation à la voix. Le message se dit comme ceci.

En françaisEn anglais
À TOUS, À TOUS, À TOUSALL STATIONS, ALL STATIONS, ALL STATIONS
ICITHIS IS
Nom du navire (trois fois)Nom du navire (trois fois)
Indicatif d’appel (une fois)Indicatif d’appel (une fois)
MMSI (si l’alerte a été émise par ASN)MMSI (si l’alerte a été émise par ASN)
Veuillez annuler mon alerte de détresse du…Please cancel my distress alert of…
Date et heure UTC de l’alerteDate et heure UTC de l’alerte

Sur ALIZÉ, cela donne :

À TOUS, À TOUS, À TOUS
ICI
ALIZÉ, ALIZÉ, ALIZÉ
FOXTROT HOTEL DEUX HUIT DEUX SEPT
MMSI DEUX DEUX SEPT UN TROIS DEUX UN DEUX ZÉRO
VEUILLEZ ANNULER MON ALERTE DE DÉTRESSE
DU 14 JUILLET, 09 HEURES 42 UTC

Puis — et cette dernière ligne est aussi importante que le message :

Il faut ensuite rester quelques minutes en veille sur la voie 16 et répondre aux communications concernant cette alerte de détresse, le cas échéant.

Un CROSS peut très bien vous rappeler pour confirmer. Si vous avez annulé puis coupé le poste, vous laissez planer un doute, et les moyens de secours restent engagés.

Le manuel est explicite : des poursuites sont prévues à l’encontre des personnes responsables, intentionnellement ou par négligence, de l’émission de fausses alertes de détresse.

Deux mots comptent dans cette phrase.

  • Intentionnellement : le canular, l’alerte émise « pour voir ».
  • Par négligence : la balise mal rangée, le poste laissé aux enfants, la VHF revendue sans reprogrammation du MMSI. On n’a rien voulu, on répond quand même.

Cela n’a rien à voir avec le fait d’alerter dans le doute. Le doute sincère sur la gravité d’une situation n’est ni une intention ni une négligence : c’est exactement le cas pour lequel l’alerte existe.

Ce module ferme la partie « exploitation » de l’épreuve C. Les renseignements sur la sécurité maritime que ces fréquences transportent sont l’objet de M12, et les balises qui alertent sans qu’on parle sont l’objet de M13.

SourceSujet couvertDurée
Aucune vidéo retenue à ce jourVoir l’encadré ci-dessous

Livrable attendu : un dossier dossier-radio/M11/ contenant :

  1. annulation.md — la carte d’annulation d’une fausse alerte, rédigée mot pour mot avec l’identité réelle du bateau, en français et en anglais, champs variables laissés en blanc. Elle se range avec la carte MAYDAY, pas ailleurs : c’est au même moment qu’on en a besoin.

  2. contacts-cross.md — le nom, le MMSI et le numéro de téléphone du ou des CROSS de vos zones de navigation. C’est le « n’importe quel moyen » du manuel : à vérifier sur le site du CROSS concerné, et à dater.

  3. essais.md — votre protocole d’essai en dix lignes : quand (avant chaque sortie, ou une fois par mois), avec qui, sur quelle puissance, et la manipulation ASN INDIVIDUAL + MMSI + ROUTINE écrite pas à pas pour votre modèle de poste.

  4. journal-essais.md — un tableau vide à trois colonnes — date, type d’essai, résultat — qui se remplira au fil des sorties. Un essai qui n’est pas noté n’a pas eu lieu.

  5. notice-emplacement.md — une ligne indiquant est rangée la notice du constructeur à bord. Le manuel exige qu’elle soit disponible à proximité des équipements ; le plus simple est de photographier les pages utiles et de les plastifier avec les cartes.

  1. Annuler une fausse alerte, carte en main. Poste éteint, lisez le message d’annulation à voix haute, du premier À TOUS à l’heure UTC. Faites-le trois fois, puis rangez la carte et refaites-le de mémoire. Puis en anglais.

  2. Se taire sur commande. Un équipier lance « MAYDAY » à l’improviste pendant que vous parlez sur une voie de travail. Le geste attendu : le doigt quitte l’alternat, la main reste sur le sélecteur, personne ne parle. Répétez jusqu’à ce que ce soit un réflexe et non une décision.

  3. Chronométrer une minute. Tenez une conversation d’essai en respectant le plafond d’une minute sur la voie 16, montre en main. La plupart des gens sous-estiment la durée d’un échange de moitié : l’exercice sert à recalibrer votre horloge interne.

  4. Dérouler l’essai ASN. Sur votre poste, allez jusqu’à l’écran de confirmation d’un appel INDIVIDUAL de catégorie ROUTINE avec le MMSI d’un autre navire — sans valider. Comptez les appuis. Puis faites l’autotest, qui lui n’émet rien.

  5. Écouter avant d’émettre. Avant chacun de vos cinq appels suivants, imposez-vous cinq secondes d’écoute silencieuse sur la voie visée. Dites à voix haute « voie libre » avant d’appuyer. C’est un rituel, et les rituels tiennent quand la tension monte.

  6. Le scénario complet de la bavure. Un équipier annonce : « le bouton détresse a été appuyé il y a deux minutes ». Vous devez annuler en ASN, puis à la voix sur la 16, puis rester en veille et répondre au CROSS qui rappelle — le rôle du CROSS étant tenu par un autre équipier, qui demandera votre position et le motif.

Seuil : 80 %.

  1. Question 1. Quelle est la durée maximale d’une émission sur la voie 16 ?

  2. Question 2. Pourquoi les voies 75 et 76 ne sont-elles pas utilisées ?

  3. Question 3. Quelles voies demandent des précautions particulières parce qu’elles peuvent brouiller la voie 70 ?

  4. Question 4. Vous êtes en conversation sur une voie de travail et vous entendez une communication de détresse. Que faites-vous ?

  5. Question 5. Avec quelle puissance un essai en radiotéléphonie doit-il être conduit ?

  6. Question 6. Pour un essai ASN avec un autre navire, quel type et quelle catégorie d’appel choisit-on ?

  7. Question 7. Avant d’émettre sur une fréquence définie pour le trafic de détresse et de sécurité, une station doit :

  8. Question 8. Votre VHF ASN a émis une fausse alerte de détresse. Comment l’annulez-vous ?

  9. Question 9. Dans le message d’annulation d’une fausse alerte, que faut-il indiquer après « veuillez annuler mon alerte de détresse » ?

  10. Question 10. Vous venez d’annuler votre fausse alerte sur la voie 16. Que faites-vous ensuite ?

FORMATION CRR — M11 — FRÉQUENCES PROTÉGÉES — Carte de cockpit
==============================================================
CE QU'ON N'ÉMET PAS
VOIE 16 ...... émissions RÉDUITES AU MINIMUM
JAMAIS PLUS D'UNE MINUTE
VOIE 70 ...... ASN uniquement — JAMAIS la voix
VOIES 75-76 .. voies de GARDE autour de la 16 → libres
VOIES 10-11 .. utilisables, PRÉCAUTIONS pour la 70
Occupation abusive = BROUILLAGE PRÉJUDICIABLE
= perturbation des fréquences
--------------------------------------------------
J'ENTENDS UNE DÉTRESSE
--------------------------------------------------
1. CESSER IMMÉDIATEMENT toute émission
2. RESTER EN VEILLE sur cette fréquence
→ suite de la procédure : carte M8
--------------------------------------------------
ESSAIS
--------------------------------------------------
PHONIE nombre et durée AU MINIMUM sur la 16
PUISSANCE RÉDUITE
ÉCOUTER d'abord → pas de détresse en cours
→ station appelée libre
ASN autotest interne (n'émet rien)
ou INDIVIDUAL + MMSI + ROUTINE
--------------------------------------------------
FAUSSE ALERTE — ANNULATION VOIE 16
--------------------------------------------------
D'ABORD par ASN si le poste le permet
DANS TOUS LES CAS à la voix sur la 16 :
À TOUS, À TOUS, À TOUS / ALL STATIONS x3
ICI / THIS IS
<NOM DU NAVIRE> x3
<INDICATIF> (une fois)
<MMSI> (si alerte par ASN)
VEUILLEZ ANNULER MON ALERTE DE DÉTRESSE DU...
<DATE, HEURE UTC DE L'ALERTE>
/ Please cancel my distress alert of ...
PUIS : VEILLE sur la 16 quelques minutes
et RÉPONDRE si le CROSS rappelle.
--------------------------------------------------
À RETENIR
--------------------------------------------------
EN CAS DE DOUTE, ON ALERTE.
L'annulation est une PROCÉDURE NORMALE.
Fausses alertes INTENTIONNELLES ou PAR NÉGLIGENCE
→ POURSUITES.
Joindre le MRCC PAR N'IMPORTE QUEL MOYEN
→ tél. CROSS : ..............................

À afficher au dos de la carte M8 : c’est au moment où l’on vient d’émettre une alerte que l’on a besoin de savoir l’annuler. Les procédures ASN correspondantes sont sur la carte M10.